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L’IA, un levier à valeur convoité !

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#Artificial intelligence

D’après Gartner, la valeur économique mondiale issue de l’IA devrait atteindre 1200 milliards de de dollar en 2018 – en croissance de 70% par rapport à 2017 – et 4000 milliards de dollars d’ici 2022*.

Les gouvernements font de l’IA une priorité économique


Une course au leadership mondial

Le monde prend peu à peu conscience du potentiel de l’IA : on assiste à un véritable “momentum” révélé par la course au leadership mondial de l’intelligence artificielle.

Dans les 2 dernières années, une multitude de pays et d’instances (Canada, Chine, Danemark, Commission Européenne, Finlande, France, Inde, Italie, Japon, Mexique, les Pays baltes, Singapour, Corée du Sud, Suisse, Taiwan, EAU et UK) ont publié des stratégies gouvernementales pour promouvoir le développement et l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Chaque stratégie est spécifique, se traduisant par le soutien à la recherche scientifique, au développement de talents et de compétences, à l’éducation, et à l’adoption par les secteurs publics et privés ainsi que par de nouveaux standards et une nouvelle législation.
Début 2016, le gouvernement canadien est le premier à avoir construit une stratégie autour de l’IA. Elle se distingue par son orientation exclusive sur la recherche et l’attrait des talents. Le gouvernement japonais, second à proposer une stratégie nationale, présente en 2016 un plan d’action qui priorise des domaines d’applications : la santé, l’industrie, les centres d’appels, l’agriculture et la mobilité. Le gouvernement des EAU, qui a lancé sa stratégie IA en octobre 2017, a été le premier à créer un ministère dédié à l’intelligence artificielle…

La stratégie de la Commission Européenne

Trois axes clés structurent des initiatives européennes communes autour de l’IA : développer les capacités technologiques et industrielles de l’UE sur l’IA dans les secteurs publics et privés, préparer les européens aux changements socio-économiques amenés par l’IA et assurer la mise en place d’un cadre éthique et législatif. L’UE s’engage également à augmenter les investissements de 500 millions d’euros en 2017 à 1,5 milliards d’ici fin 2020.

 

Une plateforme d’IA sur demande “AI4EU”

La course à l’intelligence artificielle étant à la fois une importance stratégique et un des principaux facteurs de développement économique, l’Union Européenne a décidé d’unir ses forces pour assurer sa compétitivité et créer des conditions favorables au développement et à l’utilisation de l’IA. Une plateforme européenne d’IA sur-demande “AI4EU” va être mise en place pour réduire les obstacles à l’innovation, stimuler le transfert de technologies et catalyser la croissance des jeunes entreprises et des PME dans tous les secteurs. Ce projet, qui va être initié dès janvier 2019, permettra un accès à une multitude de ressources autour de l’IA en “one-stop-shop” : expertises, algorithmes, logiciels, outils de développement, données, capacités de calcul… associés à une facilitation de financement de projets et à des formations et certifications à tous niveaux d’expertise.

La stratégie de la France  


D’après Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique « L’intelligence artificielle, c’est l’une des transformations les plus majeures, les plus radicales de ces dix prochaines années […]. Les États qui arriveront à maîtriser ces technologies auront un avantage pour le siècle à venir. »

La stratégie de la France en matière d’IA s’est construite autour du récent Rapport Villani. Elaboré sous l’égide de Cédric Villani (mathématicien lauréat de la médaille Fields et député LRM) il « [donne] un sens à l’intelligence artificielle, pour une stratégie nationale et européenne » : il pose les bases d’une stratégie ambitieuse pour la France en matière d’IA. Le 29 mars 2018, lors de la publication de ce rapport, le Président Emmanuel Macron en a présenté les axes prioritaires : recherche, ouverture à l’accès des données, encadrement réglementaire et enjeux éthiques ou sociétaux et propose un “investissement massif d’un peu plus d’1,5 milliard d’euros sur l’intelligence artificielle au cours du quinquennat à travers divers appels à projets. [Pour] faire de la France un leader de l’intelligence artificielle ».

La stratégie de la Chine

En juin 2017, la Chine, premier challenger des Etats-Unis dans la course au leadership mondial de l’IA, a révélé ses ambitions gouvernementales : “A Next Generation Artificial Intelligence Development Plan”. Elle se distingue par la création d’un un plan dédié à l’horizon 2030 qui positionne l’IA comme un axe de développement interne et externe au pays. Il favorise l’essor de champions nationaux de l’IA et assure le leadership du pays sur la scène internationale.

La stratégie de la Chine est l’une des plus exhaustives couvrant à la fois le support à la R&D, à l’industrialisation et au développement de talents (éducation, compétences…). Il contribue également à la définition de standards pour positionner la Chine en leader en matière de lois, de réglementations et de normes éthiques et sécuritaires et participer activement à la gouvernance mondiale de l’IA.

Il se décline en 3 étapes :

  • aligner l’industrie avec la concurrence d’ici 2020,
  • atteindre le statut de «leader mondial» dans certains domaines de l’IA d’ici 2025;
  • et enfin devenir le principal centre d’innovation en matière d’IA d’ici 2030.

D’ici la fin du plan de développement, l’industrie de l’IA en Chine devrait valoir 150 milliards de dollars, et les industries connexes 500 milliards de dollars. Le gouvernement, va également participer à la création un parc technologique de 2,1 milliards de dollars pour la recherche sur l’IA à Beijing.

La stratégie des Etats-Unis  

La Maison Blanche du président Donald Trump adopte une approche de l’IA axée sur le marché libre : en mai 2018, elle a invité des représentants de l’industrie, du monde universitaire et du gouvernement à un sommet sur l’IA. 

A cette occasion les quatre objectifs du gouvernement ont été présentés : 

  • maintenir le leadership des Etats-Unis en matière d’IA, 
  • soutenir les travailleurs américains,
  • promouvoir la R&D publique
  • et supprimer les obstacles à l’innovation. 

Pour les atteindre, Michael Kratsios, Chief Technology Officer et Deputy Assistant au gouvernement, a annoncé la création d’un nouveau comité spécial sur l’IA chargé de conseiller la Maison Blanche sur les priorités R&D et les partenariats fédéraux avec l’industrie et le monde universitaire.

 

Un autre axe saillant de la politique des Etat-Unis est l’évolution des barrières réglementaires pour faciliter l’innovation et la croissance des entreprises américaines autour de l’IA. D’après un rapport de Govini (entreprise reconnue de business intelligence), en 2017, le Pentagone a dépensé environ 7,4 milliards de dollars pour l’IA et les domaines associés (Big Data et cloud). Au-delà de ce budget non-classifié, l’armée américaine investit également à hauteur de plusieurs milliards de dollars en R&D.

Les stratégies de leadership se développent dans une course effrénée pour capter la valeur de l’IA et les compétences associées. Au-delà de cette concurrence des initiatives collaboratives voient également le jour.

 

Téléchargez notre rapport sur l’AI factory !